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04/04/2011

Pour Peeters, sport et propagande font bon ménage

SPO1_GHK38A4GV.1_FS_NUYENS.jpg.h170.jpg.280.jpgCe dimanche 3 avril était jour de fête en Flandre avec la traditionnelle course cycliste du Tour des Flandres. Une des plus belles classiques de la saison, mais celle qui possède le plus grand relan communautaire

La 95e édition du Tour des Flandres se déroulait ce dimanche entre la Grand Place de Bruges et la chaussée de Ninove à Meerbeke. La grand messe du cyclisme flamand est aussi une épreuve incontournable du calendrier international qui draine le long de ses routes escarpées et de ses abruptes montées pavées environ un million de spectateurs prêts à vibrer aux exploits des forçats de la route. Cette année, la course fut un grand crû avec un suspense insoutenable, une défaillance du super favori Fabian Cancellara et la victoire finale du flandrien Nick Nuyens. Le Ronde aura été fidèle à sa légende.

Une course entre grande fête populaire et propagande

Le long du parcours, flottent au vent des nuées de drapeaux avec le lion noir sur fond jaune. Ces bannières sont distribués par des jeunes bénévoles des associations Vlaanderen Vlaagt ou du Vlaamse Volkbeweging. Cette distribution de ces petits emblèmes du mouvement flamand le long des 256km du parcours a pour objectif de promouvoir la Flandre de façon "sympathique".

Il faut pourtant nuancer et préciser quelques détails sur ces étendards. Tous ceux qui les brandissent ne sont pas des nationalistes flamandsballanvlaggoed.jpgextrémistes. Beaucoup d'étrangers se massent sur les hauts lieux du Ronde tels l'effroyable Koppenberg ou le mythique Mur de Grammont. Ces derniers reçoivent et agitent le petit drapeau sans en comprendre ou en connaître sa signification. Il y a ensuite la catégorie des flamands qui sont fiers de leur identité et qui agiteront leur petit étendard avec autant de ferveur devant Boonen ou Gilbert. Ces derniers sont avant tout présents pour le cyclisme et pour la fête, et non pour des revendications communautaires.

 

Le coureur cycliste italien Alessandro Ballan, vainqueur du Ronde en 2007, arborant le lion des Flandres.

Le problème, c'est évidemment que les drapeaux distribués ne sont pas l'emblème officiel mais la version nationaliste, le Strijdende leeuw. Celui-ci a une connotation plus agressive et revendicatrice que le drapeau officiel de la région. Il est considérés par les nationalistes comme le drapeau " qui a le moins été souillé par les concessions aux francophones ".

Vlag Vlaamse Leeuw.jpgvlag.gif

Drapeau officiel de la Flandre Drapeau des nationalistes

 

Que pensent les hommes politiques flamands de tout cela. Pour le ministre-président flamand, Kris Peeters, il n'y a aucun problème à cela. Voici, ce qu'il déclarait dans un extrait de l'interview accordée le 1er avril au vif.be

L'organisation Vlaanderen Vlagt assure la visibilité du drapeau flamand lors des grandes manifestations sportives. Vous estimez que c'est positif ou négatif pour l'image de la Flandre ?

Je suis très fier du drapeau flamand et du Vlaamse Leeuw. Voir ce drapeau sur les courses cyclistes, cela me fait plutôt plaisir. Je ne trouve pas que c'est inapproprié. Dieu merci, rien n'interdit de se placer le long d'une route et de montrer le drapeau flamand. D'ailleurs, si vous regardez de la formule 1, vous verrez plein de drapeaux Ferrari.

Sauf qu'ici il ne s'agit pas d'une initiative spontanée des spectateurs, mais de propagande politique. Les militants de Vlaanderen Vlagt se postent avec leurs drapeaux pile dans le champ des caméras. 
Oh, vous savez, tout le monde aime se placer devant les caméras... Franchement, ce sont des détails, je trouve.

 

Chacun se forgera son opinion sur la portée politique de cette course cycliste.

 

F. Chl.

17/10/2010

Même pas la peine d'essayer Kris

 

KrisPeeters2.jpg"Je ne vais jamais lâcher Bruxelles. Jamais. Bruxelles est la capitale de la Flandre. Et la valeur ajouté de Bruxelles pour la Flandre est considérable", a affirmé le minsitre-président flamand Kris Peeters dans une interview. "Bruxelles est ma capitale et va le rester", a-t-il surenchérit . Le politicien du CD&V a aussi réfuté la thèse faisant de Bruxelles une ville majoritairement francophone. Voilà qui ne va pas plaire à Olivier Maingain. Mais de toute façon, ce dernier n'est pas disposé à l'écouter..

 

 

 

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F. Ch.